Une réunion de bassin du fleuve au collège de Saint-Georges a été l’occasion d’une petite virée en territoire brésilien.
Après avoir attendu pendant trois heures que la réunion se termine, nous avons mangé à midi avec les chefs d’établissement et les inspecteurs présents à la réunion. Je sentais légèrement que j’étais une intruse et ai attendu avec impatience la fin du repas. J’ai quand même goûté à une fricassée de Pakiri, une bête locale, avec quelques renvois de gras quelques heures durant. Il semblerait après quelques recherches sur Internet, que le pakiri soit aussi appelé paca ou agouti qui est un rongeur que je vois souvent fureter le matin non loin de ma voiture…
Bref, après le repas, nous nous faisons accoster par de nombreux brésiliens qui veulent tous nous faire traverser. Nous jetons notre dévolu sur le plus prompt qui nous ballade pendant 8 minutes (c’est très précis) sur le fleuve avant d’atteindre le “port” d’Oiapoque.
Le port donc : 
Les embarcations sont très différentes de celles qu’on avait déjà pu voir sur le Maroni et affichent clairement leur fonction : trimballer les touristes français de Saint-Georges à Oiapoque. Sinon les brésiliens, semble-t-il, vont plutôt pêcher au large :

Avant de rejoindre notre location, nous débarquons Martin (un collègue de mon père) en pleine fureur citadine. Il nous faut faire encore quelques centaines de mètres avant de découvrir notre petit coin de paradis. Qui eût cru qu’un carbet pouvait être accueillant ? Oubliées (presque) les bêtes…et les bêtes qui peuvent venir vous attaquer en pleine nuit !
Nous installons nos hamacs et testons immédiatement le confort : le carbet comporte une douche et un WC, c’est vraiment le grand luxe à prix très abordable.

Les carbets sont perdus dans la forêt, quoiqu’au bord d’un jardin très agréable. Les propriétaires ont fait un gros effort d’aménagement et d’entretien : de nombreux hibiscus, héliconias ou orchidées jalonnent le parcours du carbet à la réception-restaurant de chez Rona.

L’entrée de chez Rona 
Nous décidons de faire une première virée en ville avant la tombée de la nuit. Nous y retrouvons Martin qui a échoué dans un hôtel apparemment plutôt miteux. Et nous faisons comme tout le monde : devant le match de foot avec une petite boisson. Il vous manque juste l’environnement sonore afin d’avoir un bon aperçu de l’ambiance brésilienne.

Retour chez Rona. Nous testons la cuisine brésilienne dans le restaurant avec vue sur le fleuve. Les moustiques s’en donnent à cœur joie mais leurs attaques sournoises ne gâchent pas pour autant notre plaisir devant tous les mets qui nous sont présentés : filet de bœuf incroyable avec des frites – un plat de riz – un plat de sauce aux haricots rouges et lardons à mélanger avec du couac – une assiette de salade bien garnie – du pain avec des sauces (au cas où) – un régal.

Le matin au réveil, petite pause fleuve avant de prendre le déjeuner avec cette vue-là…

Et puis retour en ville afin d’apprécier un peu mieux l’ambiance far west version Brésil.
Les rues 
Les maisons

…avec tout le confort nécessaire : de l’eau (dans le bac bleu en hauteur), le poster de la vierge sur la porte d’entrée, des poubelles hors d’atteinte, etc.
Des boutiques : station de lavage 
épicerie 
Snack
Tenancier

disquaire
et pour passer un coup de fil, c’est simple 
Une école 
Vers dix heures nous quittons les lieux et c’est parti pour trois heures de route très très très monotones. Des arbres, une route et toujours rien.


