Mmmhh

En plus en plus en plus

Le président et le ministre Jeudi 29 janvier 2009

Classé dans : culturons un peu — mmmhh @ 23:51

Un joli pamphlet (qui n’est pas né sous ma plume mais je souscris complètement à ces vers)

LE PRÉSIDENT
Entrez-donc mon ami et venez prendre place,
Afin de me conter ce qui vous embarrasse.
La réforme est lancée, elle avance à grands pas,
Mais je vois bien qu’à tous celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.

LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point,
Voyez comme en ces temps je sais rester serein.
J’ai fait ce qu’il fallait et fait preuve d’audace.

LE PRÉSIDENT
Allez contez moi donc je ne tiens plus en place.

LE MINISTRE
J’ai d’abord pour vous plaire modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu’au soir
Et n’auront plus de sens à donner au savoir.
Voilà qui nous fera des citoyens dociles,
Qui ne s’attacheront qu’à des choses futiles.

LE PRÉSIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice,
Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir,
Promettant des réformes, n’en disant que très peu,
Pour qu’une fois reçu l’aval des isoloirs,
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux.
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce,
Car je veux tout savoir.

LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l’aide
Je laisse aux enseignants l’entière liberté
De s’occuper tous seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage.
J’ai enlevé deux heures d’école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent.
On dit la journée de trop longue durée
Qu’il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu’il en faut d’avantage
Et qu’il faut les forcer même jusqu’au gavage.

LE PRÉSIDENT
C ’est à n’en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante.

LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l’université.
Voyez l’inanité d’une bonne formation
Nous qui n’avons besoin que d’agents et de pions !
Cela vous plait-il ?

LE PRÉSIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d’importance
Car c’est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l’actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J’ai des mots qui ne sont plus ceux d’un Président,
Je flatte ce qu’il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu’en tant que chef d’état,
Sur toutes mes idées je veux qu’on légifère
Et ne supporte pas qu’on m’empêche de le faire.
Des médias je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j’utilise les services de la presse
C’est parce qu’aux yeux de tous il faut que je paraisse
Mais contez-moi encore votre train de mesures.

LE MINISTRE
De l’école en danger j’augmente la fêlure :
Il existe des classes que l’Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n’y aurait plus de maternelles en France !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l’école il pourra réparer,
S’il est mécanicien et connait son affaire
Les voitures des collègues il pourra bien refaire,
Et si par de la chance il se trouve enseignant
Il pourra prendre en charge d’une classe les enfants !

LE PRESIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu’à l’avenir elle n’en fasse rien !
Œuvrez donc mon ami, la tâche n’est pas mince
Car c’est l’éducation qui menace les Princes !!!!

 

janvier 2009 en rouge Jeudi 29 janvier 2009

Classé dans : Miam — mmmhh @ 12:20

Le dernier en date : le Château Méric, cru bourgeois, médoc 2003, pas mal du tout

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Un vin sud africain : 261_0

Un petit blanc pour varier les plaisirs : Sancerre 2007

Et le vin du mois : Un Gevrey Chambertin 2006, domaine Sirugue chateaumeric21

Château Belle Nauve Saint Emilion 2006

 

Les Salines, le retour Samedi 10 janvier 2009

Classé dans : Cayenne — mmmhh @ 23:14

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Noëls à rallonge Samedi 10 janvier 2009

Classé dans : Bretagne, Cayenne, Evénement — mmmhh @ 23:10

Et pendant ce temps là en France, quelques cadeaux avaient fait la traversée de l’Atlantique de Cayenne vers Ty-Motter Vras :

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Le père noël était passé par là, et les taupes aussi pc280270

et pour le match retour, le père noël avait été obligé de se rendre jusqu’à Brest pour récupérer quelques lectures alléchantes et les ramener à Cayenne : mission réussie

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Expédition à Kourou Samedi 3 janvier 2009

Classé dans : Guyane — mmmhh @ 18:30

Nous décidons d’aller à Kourou pour tenter la visite sans réservation du Centre Spatial Guyanais.

Bingo, il reste deux places libres.

Nous commençons par de longues explications dans la salle Jupiter, centre de contrôle lors du lancement des satellites par le lanceur Ariane 5.

Des informations très intéressantes : ils prévoient cette année d’effectuer 9 lancements. A chaque fois il faut reconstruire un lanceur, qui finit dans la mer sans aucune récupération des déchets.

Cette année ils ont trois lanceurs de capacités différentes : le français à 10 tonnes, le russe de moyenne capacité et un italien (Véga) de petite capacité.

Une maquette taille réelle (de 51 à 58 m de hauteur pour Ariane 5) : f1000025

Nous nous sommes ensuite rendus dans la salle de lancement des satellites et sur le site de lancement d’Ariane 5 avec une installation tout de même impressionnante destinée à faire partir le lanceur et les satellites dans les meilleures conditions et à faire passer la température générée par ce lancement de 1700° à 100°C grâce à des murs d’eau et des pots d’échappement géants.

Ensuite nous allons nous restaurer dans le vieux bourg de Kourou chez un Africain : nous nous laissons tenter par une entrée de poisson boucané et par un poulet yassa en plat de résistance. Une gourmandise qui a failli nous être fatale : l’entrée avait la taille de deux plats de résistance à elle toute seule. J’ai cru ne jamais pouvoir me lever à la fin du repas.

Nous allons ensuite à la montagne des singes, réputée pour le nombre et la diversité de ses graines, mais ce n’est pas encore l’époque. Nous marchons à peine une demi-heure, impossible de poursuivre plus longtemps après ce repas qui nous a littéralement assommés.

De retour à Kourou pour goûter aux fameuses glaces du glacier des deux lacs. Ben oui, on n’avait pas assez mangé, sans doute. Mangue, Caraïbes, Coco, Maracudja, que des parfums alléchants.

De retour sur Cayenne et une ultime tentative de digestion dans la piscine en arrivant.

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Le sentier des salines Samedi 3 janvier 2009

Classé dans : Cayenne — mmmhh @ 18:26

Le 1er janvier, direction la mer et le sentier tout propret et bien aménagé des salines à Rémire-Montjoly.

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Un très beau layon en bordure de mer, avec arrêt observatoire pour les oiseaux. f1000020

Un petit détour instructif par la mangrove. f1000022

et un retour à la voiture par la mer.

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Tout plein d’embrunts, un air vivifiant à souhait et tout juste 28°C, presque frais…

Je crois que j’y reviendrai plus souvent pour changer d’air. Petit inconvénient : un spot un peu fréquenté par les métro un peu riches établis dans le secteur avec leurs chiens. Mais c’est ça ou un paysage qui ressemble à une décharge plutôt qu’à un site naturel protégé car de ponte pour les tortues luths.

La veille, un peu après l’école de voile :

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Le sentier de la Mirande Jeudi 1 janvier 2009

Classé dans : Cayenne — mmmhh @ 15:12

A quelques kilomètres de Cayenne, la réserve naturelle de la Mirande.

Et une envie subite d’y faire un tour pour observer quelques nouveaux spécimen de la faune guyanaise. Il faut pour cela être présent au lever du soleil.

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Lever donc à 5h00 et départ sur le sentier en pleine nuit à 6h00 du matin. C’est tout de même un peu “étrange” de marcher dans la forêt en pleine nuit, mais bon, le soleil ne tarde pas à se lever au bout d’une demi-heure et il se met à pleuvoir gaiement.

Nous ne verrons donc pas d’oiseaux ni de singes aujourd’hui pour cause d’intempéries.

Ce qui ne nous empêche pas de transpirer et de devenir aussi dégoulinants que la végétation environnante, dans une atmosphère complètement saturée d’humidité. On a l’impression d’évoluer en plein brouillard et de respirer de l’eau.

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Nous rentrons deux heures plus tard, nous avons vu beaucoup d’arbres et de grenouilles.

 

31 décembre à la Villa Jeudi 1 janvier 2009

Classé dans : Cayenne, Miam — mmmhh @ 14:45

Spécial menu dans ce restaurant de Rémire-Montjoly, la Villa :

Coupe de champagne
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Mise en bouche (feuilleté saumon fumé)
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Tranche de Foie Gras mi-cuit, compote de figues, toasts
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Chaussons croustillant de Saint Jacques, sur fondue de poireaux,
crème de corail a l’anis
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Trou Créole
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Charlotte de saumon et langouste, crème d’asperges
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Profitérole de chèvre frais sur gaspacho de tomate fraîche
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Gâteau glacé a la vanille et cerise pays, sauce chocolat
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Café et ses Mignardises
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1/2 Eau minérale par pers
1/2 bouteille de Champagne par pers
 

Aux jardins de la madeleine Jeudi 1 janvier 2009

Classé dans : Cayenne — mmmhh @ 14:40

L’autre jour, je cliquais quand soudain j’ai entendu un bruit suspect provenant du cocotier qui fait face à mon vélux :

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Papaïchton Jeudi 1 janvier 2009

Classé dans : Guyane — mmmhh @ 14:38

Nous voilà partis pour un petit séjour de trois jours à Papaïchton, au bord du fleuve Maroni.

Départ à 8h15 de Cayenne Rochambeau. f1000018

Arrivée à Maripasoula à 9h15 samedi dernier. Nous sommes directement pris en charge par les “transports Cazal”, puis par Pierre qui nous conduit en pirogue jusqu’à Papaïchton.

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Le fleuve est bien vivant, côté français et côté Surinam. f1000023

Nous arrivons enfin à destination à 11h00. f1000024

La marina de Papaïchton : f1010001

Il faut ramener les bagages jusqu’au collège, à l’autre extrémité du village. Nous sommes escortés par quelques gamins qui ramèneront sa brouette à Pierre, bien pratique pour faire rouler la glacière de 49 kg.

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Visite du village, nous déambulons dans les rues : départ du collège, à gauche Antoine l’artiste du village, puis le groupe électrogène, la maison de Pierre, chez Gabriel qui vend des aliments à prix d’or et le bordel pas loin du fleuve dans lequel les brésiliennes attendent quelques visites.

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Nous longeons le fleuve jusqu’à la place du village dominée par le grand fromager.

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Petite Parbo chez Gabriel en repassant. f1010009

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Retour au collège. Nous fêtons dignement notre arrivée au village avec champagne et bourgogne ramenés dans la glacière.

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Deuxième jour et départ en Pirogue pour aller jusqu’aux abatis Kotika, bled situé au Surinam et plus ancien village Boni, le peuple du fleuve dans le secteur, réparti entre la Guyane et le Surinam.

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Nous atteignons d’abord Loca, le village le plus proche d’où viennent les élèves du collège de Papaïchton.

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Puis Assissi avec quelques maisons seulement.

Boniville.

Kotika divisée en deux : à gauche les croyants, à droite de la piste d’atterrissage les non croyants. Une piste toute en herbe et 60 euros pour aller à Paramaribo en avion.

Et plus loin les abatis Kotika, des rochers au milieu du fleuve en cette saison car il a encore peu plu et le niveau du fleuve reste encore bas. On peut même venir pique-niquer sur les charmantes îles du fleuve, et se baigner dans une eau sûrement agrémentée de mercure et de quelques détritus plastiques.

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Ça remue un peu.

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Malgré les nuages, le soleil tape et nous allons en fin de journée nous rafraîchir le gosier chez le chinois en face du village au Surinam. Quelques coups de bâton sur le bidon au bord du fleuve, un peu d’insistance et beaucoup de patience, on vient enfin nous chercher. Achat de bières, comme tout le monde, d’une scie à métaux, pas comme tout le monde, et dégustation sur place parmi les cartons car le temps est à l’orage. Tout le monde braille, des grosses femmes bien bourrées puisqu’elles doivent passer leur journée à picoler, n’ayant rien d’autre à faire.

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Retour à la maison.

Troisième jour et départ par la piste vers Loca. Le chemin n’est pas très beau et en plein soleil, mais nous croisons le chemin d’un serpent “chasseur”, non venimeux mais “mordeur”.

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et les traditionnelles fourmis “manioc”

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Arrivés à Loca, nous parvenons à prendre le taxi, qui nous évite un retour à pied en plein soleil.

L’après-midi est consacré à la fabrication d’une table basse à partir d’une table d’école, ça va être le grand luxe.

(on a aussi pris quelques coups de soleil sur la pirogue…)

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Ballade sous la pluie vers les abatis dans lesquels ne poussent que du manioc, cultures qui expliquent les gros culs affalés dans les hamacs. Les chaussures pèsent quelques kilos avec la boue.

Mais le paysage vaut le coup : belle fin de journée sur la forêt primaire.

Petit Rhum bien mérité le soir.

Le lendemain est déjà le jour du retour. Nous n’avons pas forcément envie de quitter l’endroit, sauf peut-être pour retrouver du pain car le boulanger n’a pas du tout travaillé le temps de notre séjour. Fatigué sans doute.

En attente de la pirogue :

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Nous reprenons la pirogue avec Pierre et avant d’arriver à Maripasoula nous prenons avec nous deux orpailleurs que nous déposons en face au Suriman chez les putes, dans un endroit bien glauque et bien sale. Quelques pépites pour le piroguier et c’est reparti.

Arrivée à Cayenne sous la pluie.