Quelques articles sur la situation actuelle en Guyane : le Blocage va sûrement continuer la semaine prochaine
sur Libération
sur RFO, et quelques voitures brûlées.
Quelques articles sur la situation actuelle en Guyane : le Blocage va sûrement continuer la semaine prochaine
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sur RFO, et quelques voitures brûlées.
Hier nous sommes allés faire la ballade du Rorota, idéal pour une première ballade en Guyane, car il n’y a pas de vilaines bêtes (araignées, moustiques, insectes divers) ou plutôt il doit y en avoir mais ne viennent pas nous embêter, il y a de nombreuses fleurs (oiseaux de paradis) et quelques vues sur la côte et les criques. Le sentier est très propre et les animaux que nous étions venus voir sont bien au rendez-vous, tranquillement perchés à cinquante mètres de hauteur : les paresseux. On a réussi quand même à voir un bras qui bougeait tous les quarts d’heure, ultime effort de la journée pour cet animal vif et énergique.
il vous faudra sans doute agrandir la photo pour trouver les deux paresseux qui se cachent dans les arbres. Et quand ils ne sont pas perdus derrière le feuillage, immobiles, ils ont la même couleur que les troncs d’arbre :
Mercredi dernier nous avons fait une escapade sur la route des plages reliant Rémire à Cayenne. Une sympathique petite route longeant la falaise et les quelques criques et plages du secteur. De nombreuses maisons ont été bâties en ces lieux, ne permettant plus qu’en de rares endroits l’accès à la mer. Nous nous sommes arrêtés dès que nous avons pu le faire, près d’un panneau signalant que le site est protégé car les tortues luths viennent en nombre tous les ans pondre sur ces plages de Rémire-Montjoly. On se demande comment elles arrivent d’ailleurs à se frayer un chemin parmi les tas d’ordures qui échouent ici avec la marée ou qui sont déposées par les passants et habitants très “consciencieux” et soucieux de protéger l’environnement d’une espèce protégée.
Bref, nous avons essayé de faire abstraction de cette pollution et des nombreuses bestioles qui nous attaquaient jusqu’au sang :
A une cinquantaine de kilomètres de Cayenne, la réserve naturelle des marais de Kaw est l’une des six réserves naturelles crées par l’Etat français en Guyane. Cette réserve est la deuxième réserve naturelle de France de par sa superficie (94.700 hectares).
En attendant le départ de la pirogue (de 14h30 à 22h30), nous faisons une petite promenade dans la forêt environnante. A peine quelques pas et déjà notre première rencontre avec un serpent liane.
Puis au fil de la promenade, des sauterelles énormes au ailes rouges,
des lézards en veux-tu en voilà 
d’énormes papillons de toutes les couleurs impossibles à prendre en photo, des arbres immenses, des bruits étranges, un ruisseau, des plantes qui poussent n’importe où, 
des troncs et des racines impressionnants, et le clou du spectacle : des gravures dans la pierre.
Retour au marais et départ en pirogue, on croise les habitants du coin : 
Petite visite de la marina du marais :
arrêt buvette : 
Cette réserve se compose essentiellement d’une zone marécageuse de savane flottante à Cyperus sp. et à moucou-moucous, irriguée par la crique Angélique et la rivière de Kaw.
Le marais est connu pour être l’un des derniers refuge du Caïman noir (qu’on a vu furtivement dans les eaux vaseuses) qui est noir avec des rayures jaunes sur le dos. On note également l’élevage extensif, au sein même des marais, d’une espèce de zébu adapté à la vie “aquatique” qui se nourrit d’une graminée sauvage.
Sinon on a vu plein d’oiseaux, de toutes les tailles et de toutes les couleurs :
le cacique :
et son village : 
le jacana noir (poule d’eau) : 
ou encore le sturnelle militaire : 
Après quelques trois heures de pirogue en plein soleil, nous faisons une halte pique-nique dans la nature, avec un petit coup de planteur on ne se laisse pas abattre pour autant. 
Nous guettons tous la nuit pour aller chasser le crocodile.
Des milliers de lucioles se mettent à briller dans la nuit et nous donnent l’impression de nous trouver à proximité d’une grande ville.
Puis retour sur la pirogue : nous croiserons le chemin d’une vingtaine de crocodiles (enfin ceux qu’on a réussi à apercevoir, je suppose qu’ils étaient des centaines autour de nous).
Nous voyons aussi de sympathiques rongeurs, les plus gros de la région et du monde entier (jusqu’à 50 kg) : les cabiai. 
Retour à la maison, bien fatigués, avec la route de nuit à faire, mais nous n’avons croisé aucune pantère.
Dimanche, direction le village H’Mong de Cacao à moins de 70 km de Cayenne.
Nous nous y rendons en voiture sur une route en assez mauvais état.
Ce village qui fait partie de la commune de Roura est en très grande partie peuplé par cette communauté arrivée du Laos dans les années 70. 500 réfugiés sont arrivés dans cette implantation fin 1977. Ils sont aujourd’hui plus de 850 dont 65% de moins de 15 ans. Il y a donc une très belle école publique à Cacao et je regrette qu’il n’y ait pas de collège car les élèves doivent y être très disciplinés.
Partis de rien il y a 20 ans ils sont quasiment les seuls à avoir réussi à faire pousser sur cette terre réputée inhospitalière fruits et légumes. Les alentours de Cacao sont donc bien différents du reste de la Guyane puisque la forêt vierge fait place en de nombreux endroits à des champs d’arbres fruitiers et légumes divers.
Et tous les dimanches matins c’est le marché où les produits sont deux fois moins chers qu’à Cayenne. Finalement peu de légumes car les trois-quarts du marché sont occupés par les cuisiniers et tables pour accueillir les touristes, plutôt nombreux en cette période de vacances scolaires. Nous avons donc fait comme tout le monde et commandé un bami (appelé sauté de mines dans d’autres contrées),
mais les anciens, commes chez nous, préfèrent une bonne soupe (de pâtes) :
Le dimanche est aussi jour de messe à l’église puisque quand on pénètre dans le village le matin tous les habitants, les plus âgés comme les plus jeunes, sont sur leur 31.
Sur le marché aussi des bouquets de rêve pour 2 euros seulement avec des roses de porcelaine,
et de nombreuses broderies :
Nous avons aussi fait un petit tour au musée du planeur bleu, grand défenseur de mygales, papillons et insectes divers.
Nous avons fait connaissance des matoutous, les mygales les plus sympa au monde, très calmes et (apparemment) inoffensives.
Mais nous n’avons pas vérifié les dires du monsieur. Et moins sympa,
la theraphosa.
Sinon le we suivant était consacré aux festivités du nouvel an H’Mong que nous avons manqué et pendant lequel les habitants défilent en costumes traditionnels.
Enfin Cacao est comme beaucoup (sinon tous) de bleds est situé au bord d’un fleuve : la comté :